La pièce raconte, en neuf tableaux, une série de répétitions de La Traviata de Verdi.

 Les protagonistes sont au nombre de quatre : il y a les fervents du théâtre - le metteur en scène mais aussi, dans une verte ardeur, la jeune chanteuse -, comme il y a les passionnés de la musique : la diva et le chef d’orchestre, jaloux de leur savoir musical.

 Emergent et se révèlent alors conflits, rivalités entre le théâtre et la musique. Car si l’un et l’autre doivent se servir, ils craignent en même temps d’y laisser leur âme ! L’arrogance et la désinvolture masquent mal la fragilité de chacun des acteurs de cette union désirée comme redoutée. Condescendance et prudence ne cachent pas non plus que chaque « camp » veut tirer la couverture à soi. D’un côté, on affiche une volonté farouche, par une mise en scène révolutionnaire, de « dépoussiérer la bête » et, de l’autre, on ne cesse d’invoquer la « sacro-sainte vérité de la musique »… On parle beaucoup de l’œuvre mais il s’agit tout autant de se faire valoir !

 Cependant, de diatribes désopilantes contre le rival en tentatives de séduction, d’éclats en bavardages inutiles, de dissonances en renoncements, quelque chose d’un désir de faire et de créer triomphe magiquement de tous les narcissismes, …et cette Traviata aura bien lieu !

 

Mise en scène Violaine CHAVANNE                    

Assistant à la mise en scène  François Charron

AVEC : Agnès Valentin : la Diva /  Violaine Chavanne : la jeune chanteuse / Jean-Luc Deschamps : le chef d’orchestre  / Philippe Geffroy : le metteur en scène

La pièce a été créée à l’Espace Mathis à Paris (19e), et a été représentée notamment à l’Espace Château Landon (Paris 10e) pendant un mois, au théâtre Sorano de Vincennes, à la Foire Saint Germain (Paris 6e), et dans le cadre des saisons culturelles de la ville de Saint Mandé et du 10e arrondissement de Paris.